The Girl Next Door : une expérience malsaine
rakanishu | 15 août 2010Je suis en train de regarder le film The Girl Next Door, adapté du livre de Ketchum. Celui-ci me mettant déjà bien mal à l’aise après 10mn, alors qu’on est loin du pire, il m’a rappelé que j’avais rédigé une critique sur le livre sur SensCritique.com, que je partage ici donc
Les livres qui prennent autant aux tripes que ce « Une fille comme les autres » sont rares. Mais âmes sensibles s’abstenir.
Meg est une adolescente malchanceuse : suite à la mort de ses parents, celle-ci se retrouve hébergée chez Ruth, sa tante. Ruth, c’est une mère de 3 enfants, une nana cool, les enfants adoooorent aller chez elle : on y rigole bien, on regarde la télé, et on a même droit de boire des bières en cachette.
Sauf que Ruth va montrer un tout autre visage suite à la venue de Meg et de sa soeur.
Au départ « juste » agressive, celle-ci va se montrer de plus en plus violente, aussi bien moralement que physiquement, et faire entrer les enfants du voisinage dans son jeu de torture sur la jeune Meg.
Une Fille Comme Les Autres démarre comme une chronique légère des années 50 pour virer assez soudainement dans le snuff.
Mais ne t’en fais pas cher lecteur (façon de parler), l’écriture de Ketchum ne bourre pas le lecteur de détails scabreux sur les sévices que subit Meg. Certes, il y a des scènes dures, mais ce qui te fera grimacer et tourner page après page de plus en plus vite en te disant « Ce n’est pas possible, ils ne peuvent pas aller plus loin, ils ont atteint le point de non-retour, quelqu’un va bien faire quelque chose ! » c’est bien les tortures cruelles et insoutenables.
L’histoire est racontée à travers les yeux de David, seule personne « sensée » dans cet océan de haine. Le petit sera généralement conscient des horreurs infligées à Meg, mais comment réagir quand un adulte permet à des enfants de faire ce qu’ils veulent ? Que faire, que dire ? David ne fera donc pas grand chose à part détourner la tête aux pires moments.
Une Fille Comme Les Autres est un livre que j’ai dévoré. Mais ce n’est pas que la montée de sa violence qui nous pousse à tourner les pages sans arrêt. C’est aussi un des rares livres ayant réussi à me donner un réel sentiment de haine face à un personnage. A un moment, lire le simple nom de « Ruth » me faisait grincer des dents.
Une Fille Comme Les Autres est un livre qui m’aura inspiré plusieurs fois sur une même page pitié, horreur, dégoût, curiosité malsaine (pour l’envie de tourner la page) et haine. Une Fille Comme Les Autres est plus qu’un livre, c’est une expérience. Malsaine, mais unique.
Bon alors qu’est-ce que j’ai fait à Amsterdam en vrac ?
Ainsi, des histoires commencées lors d’un épisode ne continueront que 5 épisodes plus tard, tant et si bien qu’on avait limite oublié qu’un couple s’était formé par exemple. La timeline de la série est aussi bizarre, des trucs semblant prendre des semaines alors qu’il ne se passe qu’une journée. Des sous-intrigues tombent comme un cheveu sur la soupe pour être virées aussitôt (un élève qui tombe amoureux de son professeur pour des raisons débiles). Enfin, les réactions des personnages sont des fois à la limite du surréaliste, tant et si bien que les personnages s’engueulent et sont outrés par ce qu’ils viennent de vivre alors que le spectateur lambda est devant sa télé en train de se dire « Mais WTF, elle lui a juste donné un billet de 10$ ? » (cette situation n’existe pas, mais ce serait trop raconter de décrire les situations en question).
Un truc que je déteste, c’est bien de me réveiller trop tôt, genre 5h du mat’, et ne plus réussir à me rendormir jusqu’à 7h30, alors que mon réveil sonne à 7h50 :/
Cher lecteur, pour illustrer ce post fleuri, je mettrais des images de licornes. Parce que 





