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If my heart were a ball, it would roll uphill (©Marillion)
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3 jours de mariage

rakanishu | 31 juillet 2011

Qu’est-ce qu’on peut faire en 3 jours, dont deux précédant un mariage ? Quelques indices :

Tournoi de Guitar Hero, de l’alcool, soirée jeux de société, de l’alcool, des discussions de geek sur Mirror’s Edge et autres God Of War, de l’alcool, Smallworld, de la weed, une mariée trop belle, de l’alcool, une ambiance de malade, de l’alcool, un gîte plein de défaut mais relativement sympa quand même, de la weed, de l’alcool, une virée à Nantes pour voir la ville pendant quelques heures, et surtout : des gens trop bien \o/

Ce fut un weekend EXTREMEMENT rempli. Je manque juste un peu de sommeil :x

(Oui, je fais un post comme à l’époque où je racontais ma vie et que c’était chiant, mais ça m’évitera de raconter en détail à tout le monde. C’est la flemme qui prévaut !)

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Empathie (part 2)

rakanishu | 1 juillet 2011

J’ai vu récemment Beginners, avec Ewan Mc Gregor qui parle à un chien, Mélanie Laurent qui dit rien pendant la première moitié du film mais sourit bien, et Christopher Plummer qui décide de vivre sa vie de pédé à 75 ans.

C’était très sympathique d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que pendant le film j’ai pas mal pensé à ma capacité d’empathie. J’aime bien dire “capacité de”, ça fait super-héros tu vois, moi en présence de gens qui chialent je chiale aussi, SUPER INTERESSANT COMME POUVOIR.

Mais je m’égare. As usual.

Et du coup je me suis dit que j’allais continuer ma réflexion sur l’empathie commencée en 2005. Si si, souviens toi petit blog, c’était sur ce post, et ça ne fait qu’une seule ligne. C’était une grosse connerie en plus, mais pas si fausse que ça :D Ou je balance le lien juste pour donner une pseudo cohérence à ce blog :o

Ce qui est dur quand je m’égare c’est de revenir au sujet principal. Du coup je fais des intros qui durent et peuvent être plus longues que mes posts principaux. Là j’en sais encore rien vu que j’ai pas vraiment commencé le post mais c’est une supposition que je n’estime pas trop fausse.

 

BeginnersDONC. Commençons par parler de Beginners. Ca “spoile” un peu sur le film, mais ce n’est pas le scénario qui porte ce film de toutes façons.

Beginners est un film plutôt triste mais bourré de moments qui donnent le sourire, par leur niaiserie ou bêtement l’humour (un chien qui parle HAHAHAHA). Je ne spoile en rien le film, car on sait dès le début que le papa décidant de vivre sa vie d’homosexuel est mort, le film se passant à deux époques. On suit donc deux histoires : d’une, la rencontre entre Ewan Mc Gregor et Mélanie Laurent, de l’autre Ewan Mc Gregor face à l’état de plus en plus mauvais de son père (et sa vie de pédé, mais c’est pas là dessus que le film m’a ému).

Et toutes ces parties où on voyait Ewan avec son père (enfin c’est pas son père, c’est l’acteur qui joue son père, vous m’aurez compris) dans un lit, avec plein de trucs autour pour le faire respirer, me rendaient super vulnérable, surtout lors de ces petits moments où on voit qu’Ewan a du mal à gérer la situation et a envie de chialer. Surtout qu’Ewan est totalement seul dans sa vie : pas de famille proche, de petite amie, …

Dans ces moments là, je me mets toujours à la place du personnage et parvient à imaginer tout ce qui peut lui passer par la tête. Et avoir son père en train de mourir doucement jour après jour devant soi est probablement tout sauf facile. Enfin j’en sais rien je l’ai pas encore vécu, c’est ptêt cliché de croire que c’est triste, c’est ptêt mieux que d’aller gratuitement à Disney un weekend finalement.
Je m’imaginais donc face à mes parents mourants, devant m’occuper d’eux alors qu’il ne leur reste plus que quelques semaines de vie, à mi-chemin entre délire médicamenteux et éclairs de conscience. Avec personne à qui se confier, comme le personnage principal. J’ai ressenti cette solitude et cette détresse pendant le film, déclenchant une mélancolie en moi qui ne m’a pas lâché jusqu’à la fin du film.

Le pire étant forcément la mort tant attendue du papa, entre les larmes d’Ewan qui éclatent enfin ou celles du petit copain du papa. Surtout que c’était très bien amené, sans cliché à la “Je te dis les trucs les plus tristes de ma vie sur mon lit de mort juste avant de mourir, en te tenant la main”. Non, on réveille Ewan pour lui dire “FAIL PAPA DE TOI”, il se dirige vers la chambre et éclate en larmes. Horrible.

Une fois le générique commencé, je suis resté un peu assis, encore tout mélancolique. Ca peut paraître masochiste, mais j’adore cette sensation, quand un film ne m’a pas quitté, m’a atteint autant. J’ai fait tout le trajet retour jusqu’à chez moi dans cet état de mélancolie latente, doux-amer un peu comme tout le film.

 

Je pourrai dire que ce film seulement a été capable de me provoquer ça, mais non. A me relire, j’ai adoré ce film. Non. Je l’ai beaucoup aimé, mais ce genre de trucs m’arrivent souvent, notamment devant les séries. Allez savoir si c’est le fait que l’on ait plus le temps de s’attacher aux personnages, mais les séries font généralement fonctionner mon empathie à 200%. Il suffit de me rappeler de mon malaise face à l’horrible situation se découvrant au fil de la saison 1 de Sons Of Anarchy, de mes crises de larmes sur beaucoup de series finale car on ne reverrait plus ces personnages (putain Newport Beach et Six Feet Under, je vous hais pour ça. Lost aussi.), de mes réactions face à des situations soit drôles soit horribles arrivant aux personnages (les deux premières saisons de Skins, par exemple, où je passais du “HAHAHA” à “Oh c’est trop chou :3″ à “NOOOOOON” ou encore aux larmes).

 

Je me suis toujours estimé bon public. Mais je ne crois pas que je sois forcément juste bon public, je crois que c’est plutôt cette capacité à me mettre dans la tête des personnages et ressentir ce qu’ils devraient ressentir qui me fait vivre les films, les séries et certains jeux vidéo si intensément. D’où cette impression que j’ai souvent que beaucoup passent à côté de quelque chose.

Je suis par exemple l’un des rares à avoir adoré Paranormal Activity. Pourquoi ? Parce que MOI il m’a fait flipper. LOGIQUE. Les maisons hantées me parlent déjà. Mais entre les évènement surnaturels d’abord anodins virant au cauchemar et le couple s’aimant qui vire au couple stressé et s’engueulant pour la moindre occasion, je me suis senti super mal à l’aise. J’étais mal pour le couple et alors que je me sentais mal pour eux, je voyais leur situation empirer nuit après nuit, annoncée par ce bruit sourd qui me clouait à mon siège avant une manifestation surnaturelle. Enfin je ne vais pas m’étendre plus là dessus, la critique est là.

Et heu …

 

Tout comme je ne sais pas finir mes introductions, je ne sais pas finir mes posts. Tout ce que je voulais, c’était énoncer cet état de fait chez moi : je vis intensément la plupart des médias culturels. Même la musique : Disappear de Dream Theater m’a fait frissonner quand j’ai jeté un oeil aux paroles et tout compris en découvrant le “twist” final. Je ne peux l’écouter sans ressentir un frisson maintenant, alors que je ne la considérais “que” comme une très bonne balade avant.
Cet état de fait est énoncé, je suis quelqu’un d’hypersensible face à un film / série / jeu vidéo / random stuff. Et c’est tout.

DONC VOILA, HEU, C’EST LA FIN DU POST, OK ? Même si c’est bourrin :3

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La liberté dans Crysis est vraiment grisante.

rakanishu | 20 avril 2011

Coucou petit blog. Comme mon Yetichou n’était pas connecté ce soir pour que je lui raconte ma dernière AWESOME anecdote en total random après avoir joué à Crysis, j’ai ressenti le besoin de poser ça ici. Et comme ça je t’enlève seulement 10g de toiles d’araignées, comparé au kilo débarrassé à l’aide du post précédent.

Oui donc Crysis. Tu connais Crysis, c’est encore aujourd’hui le maître étalon des jeux PC, le truc qu’on lance pour savoir si sa machine est une bête de course, malgré une sortie en 2007. Crysis, c’est un des plus beaux jeux sorti ces dernières années, se déroulant QUI PLUS EST sur une île tropicale.

Crysis

Crysis, c’est aussi un lieu de je ne sais de combien de km² à explorer comme on veut pour arriver à nos fins. Pas de couloir, on peut s’amuser à se diriger vers notre destination en passant par la route, ou en se cachant dans les herbes hautes et en coupant à travers champs et montagnes. On peut choisir d’éliminer les ennemis sur la route, de façon bourrine, de façon discrète, ou tout simplement les contourner en utilisant le très utile (mais trop court) pouvoir d’invisibilité.

Et c’est là où je veux en venir. Cette liberté vient de donner naissance à une EPIC SEQUENCE, pas forcément prévue par les développeurs. Que je t’explique : de l’endroit où je me tiens sur l’image ci dessous, il fallait que j’aille dans la mine que l’on voit à gauche de l’image. Et tu vois la taille du terrain autour, c’est ce que je suis censé parcourir.

Mine

SAUF QUE j’avais un véhicule près de moi.
SAUF QUE j’étais en hauteur.
SAUF QUE le terrain était relativement accidenté et finissait en une légère bosse à l’endroit qui m’intéressait.

Tu devines Internet ?

Je me suis dit : “Tentons”. J’ai pris la voiture, reculé un grand coup, et accéléré A FOND LES BALLONS. Là j’arrive près de la bosse, et PAN mon véhicule s’envole tout haut dans les airs. Depuis mon cockpit, je vois le sol approcher dangereusement de moi et prie pour arriver à l’endroit qui m’intéresse (à savoir à une centaine de mètres seulement de la mine). Bon, autant être honnête : la première fois je suis resté comme un con dans la voiture qui a explosé une fois en contact avec le sol. Darwin award.
MAIS j’ai appris de mes erreurs et à ma seconde tentative, pareil : je prends mon élan, je négocie la bosse, la voiture s’envole en même temps que la musique épique s’élance et que l’ennemi hurle “C’EST LUI TIREZ LUI DESSUS”. Moi, je suis “tranquillement” en invisible dans la voiture, à attendre d’être le plus proche possible du sol pour en sortir en fatras. Et là, juste avant que la voiture ne touche le sol, je sors et coure me réfugier derrière des pseudos caisses, en invisible, à l’abri du regard des ennemis, trop occupés de toutes façons à foncer vers la voiture qui vient d’exploser.

Là je sors de ma cachette, balance le mode “armure maximale” et me voilà à shooter les 5-6 ennemis les plus proches de moi histoire de me libérer un chemin. Un coup de super vitesse et je fuis les renforts qui arrivent. Les balles fuient autour de moi, certaines touchent mon dos mais je continue, me cachant où je peux avec l’invisibilité, histoire de choper par surprise les quelques curieux / courageux passant par là. Soudainement, je lève la tête : l’entrée de la mine est juste devant moi. Je sors, prends mes jambes à mon coup et m’y précipite, haletant.

Fin.

 

OH PUTAIN JE ME SUIS SENTI DIEU COMME JAMAIS, ENCORE !! PUTAIN LE VOL EN VOITURE, C’ETAIT GRANDIOSE !! <3 RHAAAAAAAAAAAAA !

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Plaidoyer pour Jean-Jacques Goldman

rakanishu | 9 avril 2011

Il fait beau, il fait chaud, mais surtout j’ai envie de SUDDENLY défendre sans raison Jean-Jacques Goldman.

Non non, ne cherchez pas de raisons, il n’y en a pas. C’est juste que ce blog prend la poussière et que bon, le dernier post était “Ma mamie est morte, BOUH”, ce qui n’est pas le MEILLEUR ACCUEIL QU’ON PUISSE AVOIR POUR UN BLOG, vous êtes d’accord ?

Revenons-en à Goldman, shall we? C’est que sur ma gauche, je sais qu’il y a un player Grooveshark. Accessoirement, ce site détrône ta mère. Player comprenant quelques chansons histoire de voir de quoi le bonhomme est capable. D’ailleurs c’est con mais on peut pas avancer dans les chansons dans ce player, donc vous pouvez toujours faire kikoo à la playlist en cliquant ici.

J’ai eu l’idée de ce post en écoutant Des Vôtres, la première chanson de cette playlist. Pourquoi ? Parce que Des Vôtres est un vrai pied de nez au détracteur de Goldman, ceux qui croient que Goldman c’est “Là-Bas” et autres “Puisque tu Pars”. Non, Goldman, c’est beaucoup plus que des chansons niaises (d’ailleurs les chansons pré-citées sont magnifiques, vous n’avez pas d’âme si vous ne les aimez pas).

Des Vôtres, après un début un peu longuet, montre un Goldman agressif, un poil dissonnant, et n’aimant pas forcément les chansons carrées. On repère bien un couplet, mais quel est le refrain ? Le truc tout laid et répétitif qui apparaît une fois après 3mn de chant ? Et … OH LA ATTENDS JEAN-JACQUES, tu nous as déjà un peu perdu avec ta chanson légèrement bizarre pendant 3mn30, alors tu veux bien m’expliquer ce que c’est que ce passage instrumental bizarro-piano-jazz-batterie-nappe-de-clavier que tu nous colles pendant 2mn à la fin ? Ils sont où les choeurs larmoyants que tout le monde semble t’attribuer ?

Et sur le même album, on peut aussi trouver “Rouge” ou “Fermer les yeux“, bien différentes de ce pour quoi on te connaît.

Déjà dans les 80-90, quand tout le monde te connaissait et que tu étais sur toutes les radios, ton album “Entre Gris Clair et Gris Foncé”, blindé jusqu’à la moëlle de nouveautés (70 minutes de chansons, divisé en 2 parties : une partie studio et une au son plus “organique”) proposait “A quoi tu sers” ou “Peur De Rien Blues“.

“A Quoi Tu Sers“, c’est une intro très efficace, une chanson catchy comme tu sais les faire, et un final instrumental rigolol qui balance du saxo, des nappes laides de clavier, et un délire de musique classique en random style. Comme ça sans raison. Moi j’aime.

“Peur de Rien Blues” ? Là, tu te frottes avec réussite au blues, la chanson comptant des putains de solo de guitare (6mn30 quand même). J’aimerais bien que tu refasses un tour du côté des solos de guitare mon Jean-Jacques, c’était pas mal du tout. Merci, bisous ‘-’

Oh et pis quand t’écris pour les autres, je te trouve aussi super doué. Tu me fais OVER KIFFER MA RACE Céline Dion, tu le sais ça ? Tu lui écris “Cherche Encore“, et c’est le genre de chansons que j’aime chez toi, avec pas mal de choeurs dans le final qui ne semble parler qu’à moi mais pas grave, je kiffe. Tu écris “On ne Change Pas“, très belle dans sa première partie et qui décolle lors de son final avec sa petite ligne symphonique en fond. Oh, ça se voit, tu fais la grosse faignasse, les recettes sont globalement les mêmes, plus ou moins bien appliquées, mais c’est souvent agréable.

Alors voilà, je voulais faire un discours POUR Goldman, changeant des discours habituels. Car on vous dit “Goldman, ce sont des paroles super recherchées”. Ouais bah tu m’excuseras, on a qu’à dire que je suis super mauvais en paroles parce que perso j’ai trop souvent l’impression que ce sont des random mots collés les uns aux autres sans grand rapport à part la rime.

Par contre, quand on comprend de quoi ça parle, c’est cool, comme la chanson “Les Choses”, qui parle des biens matériels qui finissent plus par nous avoir que le contraire.

Donc voilà, ce qu’il faut retenir de ce billet : coming-out j’aime Goldman & Céline Dion, et : REPONDS NOUS UN ALBUM AVANT DE MOURIR, BORDEL DE MERDE.

Kissouilles sur vous les gens qui ne lisent surement plus ce blog :3

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Ne plus avoir de grands parents

rakanishu | 11 décembre 2010

Coucou Blogounet. T’as vu, je poste pas depuis genre 6 mois, et VLAN va t’y pas que je reviens pour te parler de mon ressenti face à la mort de ma maminounette. En plus, le dernier post parlait d’un bouquin horrible avec une nana torturée. Y’a pas à dire, ce blog, c’est amusement et chapeaux pointus à toutes occasions !

Mais oui, parler de ma mamie m’a motivé à revenir passer ici :)

J’ai toujours aimé mettre à l’écrit les 500 000 choses qui me passent par la tête et c’est un peu l’occasion parfaite.

DONC. BREF. Si tu me connais et / ou me suit sur Twitter, tu sauras que ma mamie est décédée dans la nuit du 6 au 7 décembre, après avoir été plongée dans un coma artificiel.

A l'anniversaire de mon grand frère, super heureuse :)

Au mariage de mon grand frère, super heureuse :)

Lundi matin, mon cousin me téléphone pour me dire que ma mamie est plongée dans un coma artificiel et qu’on ne lui donne plus que 48h à vivre. Ma première pensée a été “Oh mais non, je voulais voir Love Actually avec les copains moi, je veux pas venir :( ” avant d’accepter (quand même, hein) et de me diriger en mode robot vers mon bureau, le cerveau ouvert sur la page “about:blank”.

J’ai déjà “connu” des morts (mes autres grands parents quand j’étais plus jeune, une amie de collège / lycée), mais je n’arrête pas d’avoir l’impression que cette fois, c’est ma vraie première fois face à la mort. Ma mamie, c’était pas n’importe qui. Très présente depuis mon plus jeune âge, elle nous a noyé de cadeaux et de bons sentiments, LOGIQUE que je l’aime :3
Par contre, je n’avais jamais éprouvé vraiment ce sentiment de perte ; la vraie première fois que je l’ai ressenti, c’est lorsque ma première vraie histoire d’amour avait pris fin, et que je m’étais rendu compte que plus jamais je ne dormirai avec Lui et n’aurai l’occasion de le câliner, ce genre de trucs.

J’aurais largement préféré regarder Love Actually entre amis. La soirée à l’hôpital dans une salle pleine de “bip-bip” stressants, avec une mamie vivant seulement aidée par les machines autour d’elle, était éprouvante. Surtout la première heure, où je passais mon temps à jeter des coups d’oeil inquiets vers le moniteur indiquant les battements de coeur, ceux-ci ne cessant d’osciller entre 20 et 70. Mais finalement j’étais content : on est resté là en famille à discuter, un peu rire, se remémorer des moments avec la mamie tout autour d’elle jusqu’à 23h, tout en lui tenant la main ou en lui faisant fréquemment un bisou sur son front (froid :/). Elle n’a pas ouvert les yeux, ne nous a pas parlé, rien, mais c’était quand même une belle façon de lui dire au revoir.

Je suis aussi content d’être passé la voir pratiquement toutes les semaines la voir à l’hôpital avant ce fameux soir. Surtout que la dernière fois que je l’ai vu elle semblait aller mieux, avait plus le moral que d’habitude, on avait beaucoup discuté et échangé des souvenirs. Un peu comme si on savait que c’était la dernière fois, car ça faisait longtemps qu’on avait pas autant échangé et j’étais resté plus longtemps que d’habitude. En tout cas, ma dernière fois avec ma mamie est positive :)

Puis à 1h du mat’ l’hôpital qui téléphone. Elle n’en a plus que pour quelques minutes, il faut se dépêcher pour aller la voir. J’ai prétexté une envie de dormir et le boulot le lendemain pour ne pas venir, mais je me sentais pas capable de revenir à l’hôpital et la revoir à vrai dire.

Ce qui est “marrant” avec quelqu’un qui vient de mourir, c’est ce mélange de tristesse lié à un côté administratif très froid. Elle est morte, c’est horrible mais vite, il faut gérer le loyer, appeler les pompes funèbres, retirer l’argent du compte en banque, … Comme donner un côté super cartésien et terre à terre à la mort. Enfin je ne suis pas clair désolé.

Et jeudi c’était l’enterrement. Autre torture. Ca a commencé avec la levée du corps, torture psychologique, tous les proches devant le cercueil de la mamie. Ma mère a explosé, c’était horrible (mais ça fait du bien de pleurer). Moi je crois que je tiens de mon popa (il est super fort !) pour ça : j’ai contenu plutôt facilement les larmes, elles ont juste explosé à 3-4 reprises, mais je restais discret. Allez savoir pourquoi je ne voulais pas me laisser aller. Et au-dessus des pleurs de tous, les prières en hébreu ont commencé, les gens se calmant au fur et à mesure. Perso, je pigeais rien, mais ça m’a permis de me sentir mieux, même si après un trop long moment, j’ai trouvé ça chiant.

D’ailleurs je ne pouvais m’empêcher de me sentir un poil coupable. Ma grand mère était allongée dans un cercueil juste en face de moi, et mes pensées allaient à 100 à l’heure, regardant des détails dans la pièce, me disant “oh, ça rime” ou “c’est chiant” face aux prières, pensant au boulot, à tout et n’importe quoi … Rakétrange /o\
Là aussi, j’avais trouvé étrange ce mélange entre tristesse, religion et trucs très terre à terre. Par exemple, lorsque l’on ferme le cercueil, un policier vient apposer un sceau dessus, pour prouver qu’il n’y a pas de trafics de corps. Et il fait à un moment fort pour les personnes en deuil, l’acte de fermer le cercueil n’étant pas … Je trouve pas le mot, désolé.

Ensuite, deuxième partie, au cimetière pour mettre le cercueil en terre. Là, c’était la torture physique, avec le temps enneigé le rabbin avait plus d’une heure de retard, et après 2h dans le froid, on rendait tous un peu hommage à mamie, qui se plaignait toujours d’avoir les pieds gelés. Niveau tristesse, peut-être est-ce à cause du froid, tout semblait calmé : peu de bruits de pleurs ou quoi que ce soit, comme si le deuil avait déjà commencé. Puis est venu le moment de jeter de la terre sur le cercueil, chacun son tour, le dernier moment difficile.

Moi je suis du genre naïf. Après l’enterrement, je croyais qu’on mangeait, mais en fait non. Tout le monde est parti chacun dans son coin, la famille proche se retrouvant chez ma tante. Et c’est là que j’ai vraiment aimé ma journée. Autour d’un café-fromage (il était 17h, j’avais pas bouffé depuis 9h, je crevais la dalle), les discussions allaient bon train. On se remémorait plusieurs souvenirs avec la mamie, on a même retrouvé des enregistrements sonores de sa voix qu’on a un peu écouté, regardé la vidéo qu’on avait fait pour ses 75 ans, et au fur et à mesure on parlait d’elle, mais de moins en moins, d’autres sujets apparaissaient. Je suis très famille, et j’ai beaucoup aimé ces moments où tout le monde discute et rigole autour d’un gratin de pâtes fait à l’arrache à 22h.

Au final, ma conclusion ? Encore des enterrements \o/

Non, non. J’avais juste envie de poser par écrit ce qui m’est passé par la tête, le déroulement de ces derniers jours, le pourquoi de mon mal-dormir, il n’y a pas de réelle conclusion à tirer la dessus. Ce n’est pas parce que j’ai assisté à la mort de ma mamie que je gèrerais mieux si quelqu’un d’autre de proche décède. Ca m’a juste donné envie de découvrir l’immortalité, car là j’ai vraiment pas envie de perdre un jour mes parents.

Edit : j’avais oublié de parler de mon moral. Tout le monde me dit “toutes mes condoléances, ça doit être dur”. Alors oui c’est pas facile, mais honnêtement je vais bien. Comme dit plus haut, j’allais la voir toutes les semaines à l’hôpital. Le fait est que ma mamie allait de mal en pis depuis quelques années, rendant tout le monde (surtout ma mère) inquiet. Là je suis content qu’elle soit morte, car elle va arrêter de souffrir, tout le monde pourra avancer, et elle a eu une jolie vie pleine d’enfants et de petits enfants aimants. Sa “souffrance” n’aura pas été prolongée, et c’est tant mieux :)

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The Girl Next Door : une expérience malsaine

rakanishu | 15 août 2010

Je suis en train de regarder le film The Girl Next Door, adapté du livre de Ketchum. Celui-ci me mettant déjà bien mal à l’aise après 10mn, alors qu’on est loin du pire, il m’a rappelé que j’avais rédigé une critique sur le livre sur SensCritique.com, que je partage ici donc :)

Les livres qui prennent autant aux tripes que ce “Une fille comme les autres” sont rares. Mais âmes sensibles s’abstenir.

Meg est une adolescente malchanceuse : suite à la mort de ses parents, celle-ci se retrouve hébergée chez Ruth, sa tante. Ruth, c’est une mère de 3 enfants, une nana cool, les enfants adoooorent aller chez elle : on y rigole bien, on regarde la télé, et on a même droit de boire des bières en cachette.
Sauf que Ruth va montrer un tout autre visage suite à la venue de Meg et de sa soeur.

Au départ “juste” agressive, celle-ci va se montrer de plus en plus violente, aussi bien moralement que physiquement, et faire entrer les enfants du voisinage dans son jeu de torture sur la jeune Meg.

Une Fille Comme Les Autres démarre comme une chronique légère des années 50 pour virer assez soudainement dans le snuff.
Mais ne t’en fais pas cher lecteur (façon de parler), l’écriture de Ketchum ne bourre pas le lecteur de détails scabreux sur les sévices que subit Meg. Certes, il y a des scènes dures, mais ce qui te fera grimacer et tourner page après page de plus en plus vite en te disant “Ce n’est pas possible, ils ne peuvent pas aller plus loin, ils ont atteint le point de non-retour, quelqu’un va bien faire quelque chose !” c’est bien les tortures cruelles et insoutenables.

L’histoire est racontée à travers les yeux de David, seule personne “sensée” dans cet océan de haine. Le petit sera généralement conscient des horreurs infligées à Meg, mais comment réagir quand un adulte permet à des enfants de faire ce qu’ils veulent ? Que faire, que dire ? David ne fera donc pas grand chose à part détourner la tête aux pires moments.

Une Fille Comme Les Autres est un livre que j’ai dévoré. Mais ce n’est pas que la montée de sa violence qui nous pousse à tourner les pages sans arrêt. C’est aussi un des rares livres ayant réussi à me donner un réel sentiment de haine face à un personnage. A un moment, lire le simple nom de “Ruth” me faisait grincer des dents.

Une Fille Comme Les Autres est un livre qui m’aura inspiré plusieurs fois sur une même page pitié, horreur, dégoût, curiosité malsaine (pour l’envie de tourner la page) et haine. Une Fille Comme Les Autres est plus qu’un livre, c’est une expérience. Malsaine, mais unique.

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Amsterdam 2/2 : Retour sur la drogue

rakanishu | 9 août 2010

Ce petit séjour à titre de curieux me permet de prendre un peu de recul sur ma “relation” avec la drogue. Je pense que je préfère l’alcool. Déjà parce que c’est légal, mais aussi parce que je me suis rendu compte : la weed rend autiste. Il y avait de looongs moments où on faisait que se passer le joint de l’un à l’autre, les yeux dans le vague avec un petit sourire béat, chacun imaginant / voyant ce qu’il voulait devant ses yeux. Ouuuh je dis pas que c’est pas agréable (j’adore ces semi-hallucinations), mais c’est un peu triste. Et puis on se rend encore plus compte qu’on est défoncé car dès que quelqu’un ouvre la bouche pour ouvrir une connerie, on a envie d’hurler de rire jusqu’à se fendre en 3 le coeur.

L’autre truc, c’est qu’il faut vraiment bien gérer ses doses. Quand y’en a pas trop, on est juste détendu, à l’aise, bien, les yeux dans le vague. Ca poutre.

Je dépassais un peu cette ligne, et PAN je virai parano. C’était gentillet, vu que c’était des pensées que je gardai dans ma tête tout en me disant “t’es défoncé, c’est pour ça que tu te dis ça”, mais n’empêche que soudainement, j’avais constamment peur pour mes affaires, je m’accrochais à mon sac comme si ma vie en dépendait et vérifiait 30 fois par pas que mon portefeuille était bien à sa place.

Mais LE PIRE DE TOUT c’est que je devenais ma grand mère à la place de ma grand mère : la weed me rendait super attentif à tout et j’avais trop peur qu’il arrive des accidents. Si quelqu’un traversait une place sans BIEN BIEN regarder je criai “Mais fais attention !”, super inquiet qu’il arrive quelque chose à mes potes. En fait dans mes pires moments, qui ont du dûrer 1h max, j’étais obnubilé par la sécurité du groupe, ça accaparait toutes mes pensées, alors qu’ils arrivaient très bien à se gérer eux-même. Moi de mon côté ça me causait 30 attaques cardiaques par rue traversée :o

Dans quels cas reprendrais-je de la weed ?

  1. Tout seul chez moi ? Après tout, dans un endroit “sécurisé”, que je connais, la parano et tous les mauvais côtés qu’attirent une trop grosse prise n’ont pas leur place. Mais non, faire ça tout seul c’est un peu LE truc con à faire, même si ça semble attirant à première vue (car détendu chez soi, yay !).
  2. En soirée ? Peut-être, mais compte tenu que cela me rend relativement autiste et perdu dans mes pensées, je ne me vois pas beaucoup plus toucher ça qu’avant. Ou alors si tout le monde joue le jeu, comme dans les coffeeshops.

Donc les chances que je retouche à la drogue sont relativement rares. Quelques taffes de ci de là comme je faisais avant, sans conséquence (généralement, on a l’impression que ça ne fait aucun effet), mais ça sera bien tout. Et c’est pas un mal pour autant ^^ Même si j’adore l’effet que ça procure, il y a des side-effects que je préfère éviter. Ce n’est pas si pénible, mais avec de l’alcool tu continues à t’amuser, tu flippes pas à tort pour tes amis.

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Amsterdam 1/2 : Non, je n’ai pas passé 4 jours à Amsterdam

rakanishu |

C’est un peu le constat que je me fais quand j’essaie de me remémorer les preuves de notre séjour :

  • Pas de cadeau souvenir acheté, car pas eu d’idée et trop ringard
  • J’ai donné la preuve de ma chambre à l’auberge de jeunesse
  • On allait pas ramener de la drogue avec le risque de 90% de se faire fouiller au retour
  • Aucune ou très peu de photos prises

En fait Internet, je pourrai très bien avoir passé 4 jours sous un pont près de chez moi et fait croire à tout le monde que j’étais parti à Amsterdam \o/

Alors cher blog, tu auras la lourde responsabilité d’être la preuve de ce séjour. Ici je raconterai ce qu’on a fait, ET CA PEUT PAS ETRE INVENTE § Quoiqu’au vue du peu d’activité différentes effectuées, on doit se raccrocher des activités de 90% des djeunz qui partent à Amsterdam pour se droguer.

Bon alors qu’est-ce que j’ai fait à Amsterdam en vrac ?

  • Les joints.

Ca, c’était un peu le hobbie number one là bas, l’activité de base. Certains de mes potes fumaient leur joint 20mn après leur réveil, ça finissait forcément par tourner vite dans le groupe. J’attendais un peu le matin avant de les prendre (au réveil ? Beuark) mais sinon j’en ai pris pas mal quand même, vu que des fois on avait 4 joints différents (sisi, au niveau des goûts, FOLIE) qui tournaient pour une table de 6 personnes. Non-habitué à fumer, j’ai fini par m’y faire, même si tout joint comportant trop de tabac me faisait immanquablement tousser. Le pire a probablement été dimanche soir, où l’on était plus que 3 à rester avec près de 3g à finir. J’ai rarement été aussi haut perché /o\

  • Le brownie à l’herbe : BEST IDEA EVER.

Non mais attends quoi, tu manges un brownie chocolat pépites de chocolat, celui-ci a bon goût, et EN PLUS Y’A 0.5g D’HERBE DEDANS ?? OMAGAD OMAGAD invention du siècle ! Surtout que le machin tu le manges à 18h et 1h après t’es défoncé jusqu’à 1h du matin minimum, TROP BIEN (surtout quand couplé aux joints).

  • Marcher.

En gros dans une journée on marchait, on s’arrêtait 20mn dans un resto / coffeeshop / terrasse de bar puis on reprenait notre marche. J’en ai fait des kilomètres je pense, et si je dois donner une preuve de mon séjour, elle passera par mes pieds.

  • Le quartier rouge.

Amsterdam, c’est VRAIMENT le pays de la luxure. Tu peux t’y défoncer à coup de weed à peu près n’importe où légalement, mais en plus tu peux aller faire kikoo aux putes. Et à Amsterdam, c’est pas glauque du tout, c’est carrément super classieux ! Elles se situent pour la plupart dans le Quartier Rouge, un quartier où tout endroit habritant une prostipute est entouré de lumières rouges. Ca donne un effet vraiment pas mal dans le quartier, qui baigne intégralement dans une lumière rouge chaude, j’ai adoré. Ensuite, les filles sont devant des portes vitrées et des vitres géantes, et on voit que derrière c’est comme un appartement, j’aimais bien la “mise en scène”. Dur à expliquer, mais bon.

  • Le musée Heineken.

Entre 42 cofeeshops, on a quand même fait un peu de visite. De base, on était parti pour le musée de la torture, le musée Van Gogh, le vieux Moulin et d’autres, et au final on s’est plus arrêté aux coffeeshops sur le chemin qu’autre chose -_-. Donc à part se balader dans les rues et fumer des joints, le Musée Heineken a été la seule activité “spéciale” qu’on ait faite, mais c’était très fun ! Ca commence comme un musée banal et puis plus tard on te propose de voir et toucher les différents ingrédients, assister à un petit film kikoolol en 4D, et bien sûr à goûter gratuitement deux bières à la fin \o

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Rakritique de Glee – Saison 1

rakanishu | 9 juin 2010

Glee

Glee

Il n’est pas étonnant de voir que le monde des séries tente de faire son High School Musical, vu le succès des films. Il est en revanche plus étonnant d’y voir à la barre Ryan Murphy, créateur de Nip/Tuck, série où sexe cru et opérations chirurgicales filmées en gros plan ou presque sont légions.


Dans High School Musical, il y a High School …

Glee reprend donc l’univers lycéen d’un High School Musical, mais l’accomode à une sauce légèrement plus trash. Ici, on est pas forcément vierges et on attend pas 6 mois avant de se tenir la main ni 8 mois de relation avant le premier bisou. Ici, on sait ce qu’est la drogue et il arrive même qu’on en consomme. Une école où règne le stupre et la luxure donc.

Cet univers moins rose bonbon et niais a permis à la série de s’assurer ma sympathie, surtout que celle-ci ne se prend pas du tout au sérieux. Bourrée d’humour (plutôt potache) et de second degré, elle est peuplée de personnages certes stéréotypés mais aux caractères bien trempés : Rachel Berry est hautaine, pourrie-gâtée et adore rappeler à quel point elle est meilleure en chant que tout le monde, le coach Sue (mon personnage préféré), est LA méchante de la série avec des répliques hilarantes et des plans débiles pour détruire le Glee Club.

C’est d’ailleurs aussi un des problèmes de la série : si les personnages sont bien écrits, ils ne sont néanmoins pas très sympathiques : le footballeur bénêt reste un gros idiot épisode après épisode, Rachel reste arrogante même quand elle s’en prend plein la gueule … Ceux-ci n’évoluent guère dans la première partie série, mais cela n’empêche pas de les rendre attachants, étonnamment. C’est lorsqu’on leur prêtera un cœur et des intentions que la série va un peu se perdre, restant débiles sur certains points tout en essayant de se la jouer chantre des relations humaines super sérieusement de l’autre. Et bien sûr cela ne colle pas …

Bon, j’ai dit que l’école baignait dans le stupre et la luxure, mais sachez qu’en fait l’univers reste gentillet et la série se permet quand même de nombreuses incursions kikoo, mais qui passent généralement bien. Il faut dire que les personnages sont tous des “losers” en puissance : la black énorme, l’handicapé en chaise roulante et à lunettes, ils sont nombreux à cumuler les tares (et encore, je parle pas du gay sans goût !). Et forcément, les épisodes seront une occasion de découvrir que l’handicap c’est pas si grave, qu’on peut devenir populaire même si on est grosse et noire, que pour draguer un handicapé il n’est pas nécessaire de se faire passer soi-même pour un handicapé car ce qui compte c’est la beauté intérieure, ce genre de choses.

Mais le problème de la série vient de ses scénarios. Non pas qu’ils soient inintéressants, mais il est juste très difficile de se sentir concerné par la plupart des choses se passant à l’écran. Les 13 premiers épisodes de la série s’en tirent encore bien, grâce à des fils rouge sur des grossesses cachées par deux des personnages du casting et sur un gros concours de chant qui se profile au loin, sans oublier le fait que les personnages sont tellement haut perchés des fois que le moindre comportement étrange de leur part passe pour normal. Mais après, le principal défaut de la série, à savoir son côté brouillon et décousu dans les scénarios, se fait encore plus appuyé, et ce que l’on pardonnait au niveau comportement étrange des personnages au début de la série ne marche plus du tout une fois qu’ils ont un semblant d’humanité.

Ainsi, des histoires commencées lors d’un épisode ne continueront que 5 épisodes plus tard, tant et si bien qu’on avait limite oublié qu’un couple s’était formé par exemple. La timeline de la série est aussi bizarre, des trucs semblant prendre des semaines alors qu’il ne se passe qu’une journée. Des sous-intrigues tombent comme un cheveu sur la soupe pour être virées aussitôt (un élève qui tombe amoureux de son professeur pour des raisons débiles). Enfin, les réactions des personnages sont des fois à la limite du surréaliste, tant et si bien que les personnages s’engueulent et sont outrés par ce qu’ils viennent de vivre alors que le spectateur lambda est devant sa télé en train de se dire “Mais WTF, elle lui a juste donné un billet de 10$ ?” (cette situation n’existe pas, mais ce serait trop raconter de décrire les situations en question).

Bref au niveau scénario, on a vu mieux, la série partant un peu dans tous les sens en se rattrapant rarement aux branches, comme si elle se cherchait encore de ce point de vue là. Comme c’est la première saison et qu’à mes yeux les scénaristes n’avaient pas deviné un tel succès, je passe pour l’instant l’éponge, en attendant une seconde saison mieux pensée de ce point de vue là.

Enfin, grâce à Glee, je sais maintenant qu’on peut prétendre être enceinte en se mettant un coussin sur le ventre et continuer à dormir dans le même lit que le présumé père. Il suffit probablement simplement de gonfler le ventre la nuit ou de crever les yeux du mari.

Heureusement, ce côté brouillon dans les histoires est rattrapé par les musiques.

== … mais y’a surtout Musical ==

Bon, vous le savez probablement déjà, mais Glee est une série-comédie-musicale. Vu le nombre de chansons par épisode (entre 3 et 6, certaines étant très peu coupées voire pas du tout), il vaut mieux un minimum apprécier les comédies musicales, sinon vous passerez à côté de 50% de ce qui fait le charme de la série.

Un bon point à mes yeux : toutes les chansons de Glee sont des reprises, de bonne voire d’excellente facture. En choisissant cette direction, les créateurs peuvent se permettre d’être plus faignasses niveau création, mais cela permet surtout de ne pas perdre le spectateur, car il reconnaîtra forcément au moins une chanson dans le lot au cours d’un épisode (plutôt que d’être face à 6 chansons inconnues et pas forcément facile à assimiler à la première vision). Je dis “au moins une chanson” car à moins d’avoir une culture musicale de fou, il sera difficile de toujours tout connaître, tant la série tape large niveau références musicales : comédie musicale Les Misérables, Beatles, Bon Jovi, Beyoncé, Queen, The Supremes … Ca fait plaisir de voir que la série ne se limite pas aux classiques pop des 10 dernières années et permet même aux petits curieux d’approfondir leur culture musicale pour certains “tubes”. J’ai pu découvrir grâce à la série des chansons telle que “Don’t Rain On My Parade”, interprétée avec brio par Lea Michele.

Si beaucoup de reprises sont proches des originales, la série se permet quelques détournements bienvenus. Les reprises peuvent se voir adopter un autre style musical, une autre tonalité, ou mélangées au beau milieu d’une autre chanson. Et bien sûr, les chansons à chanteur unique sont rares, la série aimant privilégier les duos mais se permettant quelques incartades avec 5-6 chanteurs donnant de la voix dans la même chanson.

== En conclusion, ça vaut quoi Glee ? ==

Glee, en conclusion, ce sont des personnages bien ancrés, des dialogues excellents, une bonne ambiance qui donne envie de dodeliner de la tête, de la bonne humeur constante et palpable, des chansons qui poutrent souvent, mais un tout gâché par des scénarios mauvais. Mince.

Mais c’est génial quand même :3

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Rêve du matin, câtin : un cheval, une queue, se faire fouetter.

rakanishu |

Un truc que je déteste, c’est bien de me réveiller trop tôt, genre 5h du mat’, et ne plus réussir à me rendormir jusqu’à 7h30, alors que mon réveil sonne à 7h50 :/

Donc c’est chiant de lutter contre l’endormissement alors qu’on se sent super fatigué 20mn avant son réveil, mais par contre cela permet de faire quelques rêves éveillés. Enfin le genre de rêve semi-conscient dont on se souvient facilement.

Alors je me suis dit “TIENS ? ET SI JE RACONTAIS MON REVE SUR MON BLOG ?”. Car je pense en CAPS LOCK.

Alors j’étais dans ma chambre, dans mon nouvel appartement (ah oui, tu ne sais peut-être pas cher lecteur, mais j’habite à Nation maintenant. Faudrait ptêt que je parle de moi sur ce blog de temps en temps).

BREF. J’étais dans ma chambre, qui est assez petite, quand SOUDAINEMENT un cheval est entré. Comme l’espace est restreint, je me suis décalé pour le laisser passer, après tout un cheval qui veut rentrer dans ma chambre, bah FAUT LE LAISSER RENTRER DANS SA CHAMBRE. Never fuck with a horse, NEVA.

Mais comme l’espace est restreint, j’ai pu faire genre un pas vers la gauche, et le cheval il prenait toute la place ce con ! Tant et si bien qu’il me fouettait le visage avec sa queue. Ouais. Si vous aimez donner du sens aux rêves, vous allez être servi.

Donc il me gênait avec sa queue qui me fouettait le visage, mais moi tout ce que je faisais c’était battre des mains en râlant, un peu comme quand une connasse arrive devant le truc pour valider son Pass au metro et qu’elle décide A CE MOMENT LA de le chercher. PUTE !

Et après 6 aller retour de sa queue maléfique, voilà que le jockey (enfin la personne qui est sur le cheval quoi. Je sais pas qui c’était, mais c’était un mec) dit quelque chose au cheval pour le faire s’assoir.

Cheval qui s’assoit … SUR MOI. ‘culé. Et donc là c’est le moment lol du rêve où je commence à étouffer et à frapper le cheval pour qu’il se barre et je me sens tout pas bien et ça tournicotte et je vois mon chéri qui apparaît dans l’encadrement de la porte et qui me fait :

“C’est mon cadeau pour toi, tu as dit que ça te serait très utile un cheval”.
Et moi qui lui répond :
“Mais pas en vrai ! JE PARLAIS DANS MON JEU, c’est super puissant comme unité mais DANS MON JEU”.

Et c’est là que je me suis réveillé, car rêver qu’on étouffe, c’est pas super lol. Tout ça en 20 minutes.

Bah quoi, vous vous attendiez à une chute peut-être ? On est dans un rêve hein, ça aurait aussi bien pu être “Et c’est alors que je me retrouvas dans une tasse de café” qu’un “Et mon chéri me souleva, m’embrassa,, et nous fumes heureux pour le restant de nos jours dans un château, car en fait on avait un château”.

En tout cas, en racontant mon rêve à mon chéri ce matin, il m’a regardé effrayé en disant :
“Donc pour résumer, tu rêves qu’un cheval rentre chez toi, te fouette avec sa grosse queue puis s’assoit sur toi ? Ooooook …”

Merde, je vais le faire fuire si ça continue à ce rythme là :p

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