Bazaar
rakanishu | 27 septembre 2004Argh j’ai rédigé la critique sans mettre de chapeau, bouh ça fait peur ! C’est chose faite now
J’ai tranquillement fini Bazaar ce matin, et y’a pas à dire, c’est bel et bien un des meilleurs bouquins du King. Pourtant, parmi tous ceux que je connais et qui l’ont lu, rares sont ceux qui l’ont ne serait-ce qu’un minimum apprécié. C’est bien simple en fait beaucoup l’ont vite lâché ? Pourquoi ? Ce sera plus clair en racontant l’histoire …
Dans la ville de Castle Rock (OUI ! La fameuse ville de Castle Rock) vient d’ouvrir un magasin d’un genre relativement nouveau : Le Bazar des Rêves. Le propriétaire de ce magasin, Leland Gaunt, vend plein de petits objets apparemment sans utilité, des babioles, mais chaque personne à entrer dans ce magasin trouvera forcément l’objet de ses rêves. Une canne à pêche rappelant des souvenirs d’enfance de parties de pêche avec son père disparu pour l’un, une carte de baseball rarissime pour l’autre … Et le pire c’est qu’il les vend à un prix dérisoire ! Quelques dollars, alors que ces objets pourraient bien en avoir 100 voire 1000 de plus, et juste une petite blague, totalement anecdotique et gentillette à faire. Pouah, pour avoir une carte de baseball, jeter de la boue sur les draps n’a rien de grave !
Et petit à petit, toute la ville va acheter quelque chose dans ce fameux magasin, ce qui fait un nombre considérable de petites blagues ‘achement rigolotes de faites.
Mais en fait il s’avère que Leland Gaunt n’est pas un gentil commerçant. Petit à petit il met en place un mécanisme redoutable, qui mettra la ville à feu et à sang, en amenant tous ces habitants qui s’apprécient plus ou moins à la base (il y a de très bons amis comme des relations froides, mais tout le monde se connait quoi) à s’entretuer dans un final AHURISSANT !
Voilà, Bazaar c’est ça : un bouquin où pas grand chose ne se passe sur les 2/3 (il compte plus de 600 pages en total). Enfin, apparemment. Pendant un paquet de pages, on entre dans le quotidien de tous ces habitants de Castle Rock, on apprend beaucoup sur certains personnages clés, King creuse leur psychologie (notamment Alan Pangborn, le “héros” si on puit dire), on assiste aux divers achats effectués par les habitants et les petits méfaits (pfff, une bête lettre glissée dans une boîte aux lettres : en quoi ça peut être mal ? Mettre le bordel dans un bureau et éparpiller des revues pédophiles dans toute la pièce, en quoi c’est méchant ? si c’est pour avoir ma queue de renard toute douce, ça en vaut la peine !).
Et ça, beaucoup n’ont pas supporté. Peut-être n’ont-ils même pas tenus jusqu’au premier “combat” à mort entre Nettie et Wilma Jerzyck (au hachoir et au couteau, quand même, avec tripes qui se trainent sur le sol et crâne défoncé, miam), qui laisse présager du final apocalyptique qui montrera la fin de Castle Rock, ville de référence pour beaucoup d’histoires du King (Cujo, La part des Tenebres …).
Ainsi, au fil des pages, le lecteur se rend compte que quelque chose se trame (d’autant plus que dès le début on comprend que Leland Gaunt est louche, mais sans savoir véritablement ce qu’il veut faire). A chaque page, la tension augmente d’un cran, en lisant les réactions causées par les “blagues”, de plus en plus excessives, la folie qui grandit chez certains …
Et pis bon après y’a El Grande Finale. 200 pages de pur bonheur, où non stop se croisent meurtres à la chaine, destruction de bâtiments, une araignée géante, masturbation (bah c’est du King aussi, alors on se masturbe avec des photos), et combat final contre Gaunt … 200 pages dont on ne peut se séparer, qui se lisent d’une traite, tellement c’est haletant. C’est bien simple : tout se passe en même temps. On a plein de petits chapitres de deux pages maximum qui se suivent et qui font avancer le shmilblick et à chaque fois on veut savoir ce qui se passe, comment les ges réagissent aux morts, les policiers qui pigent que dalle avec tous ces morts sur les bras …
Non, je ne spoile en rien le bouquin. On sait en gros ce qui s’y passe et tout, mais le mieux c’est comment tout cela est amené, et comment tout cela finit. Rien que pour sa fin, il FAUT LIRE CE LIVRE.
Et puis bon sang, je crois que c’est un des rares livres qui m’a laissé imprimé en mémoire de telles scènes horribles. Pas gores non, mais psychologiquement. Notamment avec la famille Rusk. Brian, garçon de 12 ans, a acheté une carte de Baseball et a du faire quelques blagues à Wilma Jerzyck. Quand celle-ci s’entretue avec Nettie, il comprend qu’il a à avoir avec tout ça et commence à stresser, tourner du ciboulot, jusqu’à, dans un des chapitres des 200 dernières pages, se suicider sous les yeux de son petit frère. Tout ça à cause d’une carte, il s’en rend compte, mais une carte qui a un fort pouvoir sur lui …
Cette scène est vraiment horrible. On suit le petit frère qui cherche partout Brian dans la maison et le trouve dans le garage, un fusil sous le menton. Il prend peur et Brian n’arrête pas de lui demander, de lui faire promettre une chose : de ne jamais aller au Bazaar des Rêves. Le petit crie “oui oui”, mais qu’il arrête de lui faire peur, mais Brian le regarde et se suicide sous ses yeux. Déjà la situation est horrible. Mais c’est écrit d’une telle manière que c’en est … rha !
Et après, le fils est mort mais toute la famille s’en fout. En effet, la mère est trop occupée avec un des cadeaux de Leland Gaunt pour pleurer sur la mort de son fils, alors quand la police arrive pour lui poser des questions et tout, elle ne pense qu’à une chose : retrouver son objet fétiche. Aucun chagrin pour son fils … Rha mais gnn c’est horrible !
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APARTE
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Bon, y’a un truc avec moi et les bouquins qui fait que des fois on se fout de moi : c’est que quand j’aime un bouquin, je suis à fond dedans. C’est à dire que je me mets souvent à la place des personnages, et imagine ce qu’ils peuvent ressentir à ce moment là. Alors moi je m’imagine le petit frère de Brian Rusk, et ça m’attriste.
Ou bien dans Hypérion, il y a l’histoire de Sol et de sa fille. Une histoire horrible, car la fille de Sol (Rachel) est atteinte d’une maladie qui la fait rajeunir de jour en jour (elle se réveille un matin, elle est plus jeune d’un jour quoi). Et Sol et sa femme y font face tous les jours. Au début, ils lui reexpliquent son état (elle a 22 ans) tous les jours, elle a du mal à y croire mais s’y essaie. Elle a fait un enregistrement qui explique son état et qu’elle écoute automatiquement tous les jours au réveil, aux côtés de son copain. Hélas vient le jour où elle ets plus jeune que le jour où elle l’a rencontré, et première chose horrible : tous les jours ils doivent essayer de reconstruire une relation, dont elle n’a aucunement conscience. Elle finit par retrouver le cocon familial (elle le quitte donc) en demandant à ses parents de ne plus jamais lui annoncer ce dont elle est victime. Ils devront donc toutes ces années lui faire croire que ses amis ne viendront pas aujourd’hui et tout. Le pire c’est ses anniversaires, 10 ans, 9 ans, 8 ans … Pourquoi personne ne vient et tout. Et les parents qui savent qu’une fois devenue bébé, elle sera morte … Rha vala ça c’est une histoire qui m’a bouleversé, passke j’ai imgainé ce que pouvaient ressentir les parents hi.
Moi je trouve ca horrible, et on se moque de moi vu que bon c’est qu’un livre et tout, mais s’trop bizarre quoi
Ou alors quand dans un bouquin quelqu’un trahit l’héroine / héros, je lui en veux à mort moi aussi, mais QUEL SALAUD ! (ça m’avait fait ça avec le dernier Douglas Kennedy, “Une rencontre dangeureuse” ou un truc dans le genre).
Donc vala je sais plus trop pourquoi je parlais de ça, mais les scènes fortes dans les bouquins me marquent, plus que beaucoup de films en général. Quand je lis je m’implique à fond dans un bouquin. Mais mince je voulais amener à quelque chose, une conclusion, et j’ai oublié. BORDOS ! Bref heu vala quoi, ptêt vous serez moins bouleversés par ces scènes vous. Moi j’adooore lire en fait et ça se voit des fois
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FIN DE L’APARTE
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Bon pour conclure donc : Bazaar est un des meilleurs bouquins du King, à mettre chaudement à côté de Shining et de la saga de la Tour Sombre. Je n’ai jamais lu de bouquins aussi génial, aussi bien construit, vicieux dans son déroulement et tout. Mais bien sûr pour certains, il faut avoir de la patience pour le début, qui est pourtant passionnant je trouve (c’est pas parce qu’il n’y a pas de meurtres et du sang et du sexe dans un King que c’est nul à chier, BORDOS !), mais l’on est dûment récompensé par ces 200 pages qui se lisent d’une traite sans que l’on fasse gaffe.
Un livre exceptionnel. Vraiment.






Rakanishu
27 septembre 2004Tain, je copie colle ça et j’en fais un avis sur ciao ! Avec quelques modifs, c’est parfait ! ^^ (je vais ptêt même le faire, comme ça personne dira que j’écris jamais rien sur ciao niark)
Rakanishu
27 septembre 2004Je m’aime. Et j’aime me parler à moi-même
lupucide
27 septembre 2004Le meilleur de Stephen King se trouve dans Le Fléau (et un peu dans Cujo). Reste que Bazaar a l’air très intéressant.
Gu, KingFan !!!!!!
27 septembre 2004Ah, mais j’adore ce bouquin ! Et tu explique super bien le livre et tout ce qu’il apporte mon Raka ! Chapeau !
Lisez King !
Par contre, deux petites précisions : - c’est dans le garage, et non pas dans la cave, que se suicide Brian avec la winchester(ou le fusil à canon scié, je sais plus) de son père. - l’areignée n’est pas géante, mais juste de la taille de la paume de la main d’une femme.
Rakanishu
27 septembre 2004Pour le garage soit. Mais le coup de l’araignée, désolé mais ban elle grandit de seconde en seconde et tout, et je sais qu’elle est plus grande que la paume de sa main. Je sais plus trop comment mais c’est assez gigantesque pour une araignée
La fille sur la gunette (arrière)
28 septembre 2004Tu me donnes très envie de le lire, ce livre, Rakanishu. Ton enthousiasme est communicatif !
Gu, Kingovore
28 septembre 2004Non, mais King, c’est génial ! C’est un roi ce mec !
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