Stranger Than Fiction
rakanishu | 17 janvier 2007
Je mets pas le titre entier car j’me souviens jamais du titre français du film. Un truc genre "l’incroyable destin de Harold Crick", mais je crois que je confonds avec Amelie Poulain.
Harold Crick est un agent du fisc un peu manique : il compte les pas qui le mènent à l’arrêt de bus, le nombre de fois qu’il fait des aller-retours avec sa brosse à dents … et a une vie très rangée. Trop rangée. Un peu toujours la même.
Jusqu’au jour où, en plein milieu de sa séance quotidienne de brossage de dents, il entend une voix, qui narre tous ses faits et gestes et va même jusqu’à dire ce qu’il est en train de penser à ce moment précis.
Cette voix, c’est celle de Kay Eiffel, auteur du livre "Death and Taxes", en pleine panne d’écriture, qui essaie de trouver à tout prix un moyen de tuer le personnage principal de son roman, mec maniaque et agent du fisc, j’ai nommé Harold Crick.
Le cadre est planté, le concept est génial : un homme entend une voix off omnisciente narrant sa vie passée et future. Le reste est du même acabit. On navigue entre comédie souvent légère et drôle (le moment où il découvre la voix off et croit que ça vient de sa brosse à dents, quand Harold apprend que sa mort est proche, …), mais le film se permet aussi plusieurs incartades dans la comédie romantique (adorable Maggie Gyllenhaal), avant de virer dans son dernier quart d’heure dans le tragique et le très poignant émotionnellement.
Presque un tour de force.
Outre un scénario malin, on a droit à une mise en scène dynamique de Marc Forster. Je n’ai vu aucun de ses films (juste eu envie de voir Stay, mais pas encore trop osé, il m’a l’air assez indigeste), mais les effet sont souvent excellents. En fait, pendant pas mal de scènes se superposent des chiffres, statistiques … sur l’écran, un peu pour représenter les pensées de Harold. Genre les chiffres qui s’affichent au fur et à mesure de chacun de ses pas, le nombre d’aller-retours effectués par la brosse à dents augmentant au fur et à mesure (avant de se remplacer doucement par un "Ana" – la fille dont il est amoureux – dans une scène toute tichoute). J’ai bien aimé la scène aussi où Harold se réveille dans son canapé et se met à apparaître au dessus de sa tête une petite icone clignotante affichant des toilettes (juste après il se lève, pour faire vousavékoi).
Alors, quand on a un scénario intriguant et intéressant, une idée de base géniale, une mise en scène dynamique et intéressante, ainsi que pleins d’autres petits trucs très sympas (notamment Dustin Hoffmann dans un rôle de prof de littérature fan de café) ça donne "Stranger Than Fiction", un film que je m’achèterais en DVD, mais ça vous vous en foutez. En tout cas, c’est un très hibou film. Pas le film du siècle, mais ça se laisse plus que regarder.
Le seul véritable bémol au film serait le final. Le happy end rentre bien dans le cadre de l’histoire et propose même une idée conne vraiment hilarante, mais sans lui, je crois que le film aurait eu plus d’impact. Ou aurait été mieux. Un peu comme le livre de Kay Eiffel finalement…






xelias
19 janvier 2007tu fais des chroniques ciné régulières maintenant ? Tu copies le Matoo Blog ? lol (En plus j’ai l’impression que vous dites tous plus ou moins la même chose et de la même manière…) Enfin bref, c’est quand que tu refais des textes drôles ?
Rakanishu
19 janvier 2007Bah j’écris quadn j’ai envie d’écrire. La période du blog où j’écrivais beaucoup contenait pas tant de textes drôles que ça, ça parlait beaucoup cinoche aussi hein
Puceau Mastaz
19 janvier 2007Un excellent film ! J’étais pas convaincu au début (on rit pas trop, on s’implique pas trop, on subit beaucoup) mais la deuxième partie du récit est fantastique et jusqu’auboutiste… Maggie Gyllenhaal est divine et Will Ferrell vraiment convaincant (et c’était pas gagné)
On retrouvera ce film en fin d’année pour le top 2007, à voir impérativement toutes affaires cessantes !!!