Bug
rakanishu | 23 février 2007
Eh bah, ça fait du bien de voir un film qui retourne les tripes tel que Bug après les fades "Massacre à la tronçonneuse – le commencement" et "Hannibal – le commencement".
Bug -le commencement, c’est l’histoire d’amour improbable entre Agnès, jeune femme traumatisée par son ex qui la bat et prend ses économies et Peter Evans, jeune homme timide et craintif qui semble cacher un lourd secret rencontré par hasard via une amie dans le bar miteux où elle travaille.
C’est aussi des insectes dans un appartement.
En fait, c’est un couple fraîchement amoureux coincé dans un appartement avec des insectes.
Ouais, alors comme ça, ça dit pas grand chose, mais il est difficile de parler de ce film sans dévoiler ce qui se passe lors de sa seconde partie. Et je suis désolé, mais je ne cracherais jamais le morceau.
Mais ce film est une claque. Quand je suis allé voir les deux films dont le nom se termine par "le commencement", je m’attendais quand même à subir une sale ambiance, sortir de la salle un tant soi peu retourné. Au contraire, je me suis ennuyé. Une photo crade ne fait pas tout (dans le cas de Massacre à la tronçonneuse).
Là, on assiste à une love story qui pourrait être un peu cliché (les deux âmes solitaires qui se retrouvent et s’aime, c’est-y-pas meugnon ?), et qui bascule soudainement dans une ambiance paranoiaque et qui va crescendo dans la violence et le sang. Jusqu’à un final qui vous laisse sagement assis dans votre siège, les yeux rivés sur l’écran. Un peu comme le final de Vol 93, sauf qu’au moins dans Bug la première partie est pas chiantissime ^^
William Friedkin n’est pas un mec positif. Il aime bien foutre ses personnages dans la merde, et le spectateur dans le malaise. Malaise renforcé par une mise en scène au poil, ainsi qu’une photographie bien pensée : tons dorés pendant presque tout le film, puis bleu clinique, murs suintants, … Le travail sonore joue beaucoup aussi : pratiquement aucune musique (chose rare dans le cinéma américain), sonnerie de téléphone super agressive, bourdonnements de trucs anti-insectes … Enfin, le film étant un huis-clos, il peut-être assez facile de créer une sale ambiance (le film est une adaptation d’une pièce de théàtre, il est donc presque normal que ce soit un huis-clos ^^).
Il y a donc un tout qui joue beaucoup au malaise général, appuyé par les multiples évènements arrivant dans la seconde partie.
Rha bordel, je suis déchiré entre l’envie de dire tout ce que je pense de ce film et dévoiler pas mal de trucs et m’arrêter là pour laisser malgré tout les éventuels nouveaux spectareurs vierges de toute vision.
Bon je m’arrête là, mais un conseil : filez le voir.
Je savais même pas qu’il était sorti d’ailleurs, j’espère que c’est bien une sortie nationale et que mon cinéma de Strasbourg n’a pas passé ça comme il lui arrive de passer des films hors-cicruit, sinon j’aurais prêché la bonne parole dans le vide /o\






Lucas
25 février 2007"Film projeté dans 65 salle(s)"
Non c’est bon, tu n’as pas à culpabiliser d’avoir donné envie aux gens d’aller le voir. En tous cas moi tu m’as donné envie
theriaque
10 mars 2007bon, ça fait plus de deux semaines maintenant, tu vas pourvoir donner ton commentaire sous peu, non ? dans l’immédiat je m’abstiens à grand peine car je ne voudrais pas parler avant le maître…
Rakanishu
10 mars 2007Ah oui mais non , je referais pas de commentaire, celui-ci suffit ^^ Toi, balance, et on en discute après plutôt
Passke là j’ai plus envie de me relancer dans une critque, hu