Pleasantville
rakanishu | 11 juin 2008
(Petit edit : lien vers la bande annonce sur Allociné et lien vers un passage du film (1mn30) sur Youtube, ça vous permettra de vous faire une meilleure idée de l’univers rigide qui définit la série et provoquant toutes les scènes supers drôles du film \o/)
Allez, faut que j’me force un peu la main. Depuis que j’ai eu la flemme de rédiger un post sur le génialissime « Les Fils de l’Homme« , je regrette beaucoup, alors comme j’ai surkiffé Pleasantville j’me lance à écrire dessus avant d’avoir aussi à regretter de ne pas l’avoir faite.
Pleasantville, c’est l’exemple même du film qu’on regarde en s’attendant à pas grand chose et dont on ressort totalement emballé. C’est peut-être parce que j’en attendais pas grand chose à la base que j’ai justement tant adoré. Enfin si, j’attendais un film cul-cul surtout. Bah j’me suis trompé /o\ Très drôle, un peu osé (ouah, c’est du PG-13 !), et avec un scénario dont je ne m’étais pas douté du développement, ce film est une excellente surprise !
Dans Pleasantville, David (le toujours aussi choupinet Tobey Maguire, que tout le monde connait pour son rôle de Spiderman) se retrouve involontairement coincé avec sa soeur Jennifer (Reesse Witherspoone) dans la ville de Pleasantville, ville n’existant que dans une série. Une série en noir et blanc datant des années, véhiculant des valeurs totalement dépassées aujourd’hui et où aucun nuage ne peut assombrir les sourires radieux des protagonistes.
Bien malgré eux, ils vont totalement perturber le fonctionnement bien droit de cette ville et de ses habitants et y amener progressivement des couleurs.
J’ai trouvé que le film exploitait vraiment son concept à fond : la ville ne change pas du jour au lendemain, ça se fait vraiment très doucement, au fur et à mesure, personne par personne, élément du décor par élément du décor (d’abord une rose qui est la seule chose en couleur, puis une voiture verte …). Beaucoup de personnages ont droit à leur petit background expliquant pourquoi la couleur finit par les habiter.
Mais là où j’ai beaucoup aimé le film, c’est qu’il ne raconte pas uniquement comment tous les habitants ont fini par comprendre ce qui fait d’eux des « humains » ; il raconte aussi la peur de certains des habitants de voir leur entourage devenir de plus en plus « coloré » et leurs femmes s’émanciper (les repas ne sont plus faits quand les hommes rentrent chez eux le soir, et leurs femmes sortent et ont une vie ! Il y a aussi une scène excellente où un mec montre ses vêtements traversés d’une grosse trace de fer à repasser, la seule raison donnée par sa femme étant qu’elle était perdue dans ses pensées) . Tant et si bien qu’à un moment est décidé une loi interdisant les gens colorés dans certains magasins, d’écouter de la musique non autorisée (= BAN rock’n'roll !), … bref il est mis en place un régime presque totalitaire. Et rappelant furieusement (mais c’est pas très fin c’est sûr) la ségrégation raciale aux États-Unis du 19e-20e siècle.
Bref, l’histoire ne se content pas que de montrer des gens découvrant la vie dans des gerbes de piano et violon, ça part un peu en lattes dans sa seconde partie, jusqu’à une scène de procès très touchante.
Ensuite, l’humour. Mamamia ! Quand j’ai dit que le film exploitait son concept à fond, il l’utilise à fond ! Le début est bourré de scènes géniales, jouant sur le décalage de ces gosses issus des années 90 face à un univers aux valeurs anciennes. Tout démarre avec Jennifer / Mary-Sue qui va draguer un beau gosse et lui faire découvrir le sexe, le jeune en question s’empressant de parler de son exceptionnelle découverte à tout le monde, qui va se mettre à essayer. Et tout ce petit monde prenant leur pied se voyant prendre des couleurs (mais attention, ça commence à la langue, puis ça atteint les lèvres, etc etc).
Pendant que Jennifer déniaisait le premier mec à découvrir le sexe dans Pleasantville, David donne involontairement le goût à Bill (Jeff Daniels) à la peinture, lui qui avait une vie über rigide avant (voir l’hilarante scène où David arrive en retard à la cafet’. C’est pas drôle à raconter sur le blog, faut la voir).
Bref, au début, les jeunes vont doucement mais sûrement changer les habitudes de cette petite ville. Par exemple, la première fois qu’apparaît un feu dans la ville (les briquets n’enflamment rien), David se précipite à la caserne des pompiers et leur hurle « LE FEU !! ». Pas de réaction. « LE FEU !! ». Après quelques tentatives, il tente timidement un « Chat ? » et on voit les pompiers courir et s’affairer pensant sauver un chat coincé dans un arbre, car en fait dans Pleasantville c’est leur seule utilité. Ou découvrir l’utilité de la lance à incendie !! Ou …
Rha faut que j’arrête je sais pas raconter :$
Le film multiplie donc des scènes très drôles doucement mais sûrement remplacées par des scènes plus touchantes (mais jamais cul-cul) à un rythme effréné. Le film dure près de deux heures, mais on ne s’ennuie pas une seconde.
Enfin, il faut bien le dire, le film est très fort au niveau de ses effets spéciaux. La plupart des plans n’ont qu’une partie en couleurs, l’autre en noir et blanc, c’est le genre d’effets très discrets mais dont on sent qu’ils ont couté bonbon (je crois qu’il y a des stats de ce côté là sur IMDB d’ailleurs). Sans compter la galerie de stars ! En plus des acteurs cités précédemment, y’a aussi William H Macy !
Bref, pour conclure, je redirais ce que j’ai très bien dit au début de ce post : « Très drôle, un peu osé (ouah, c’est du PG-13 !), et avec un scénario dont je ne m’étais pas douté du développement, ce film est une excellente surprise ! ». Source : Rakanishu.
D’ailleurs j’adore ce mec, il écrit trop bien, je vous conseille son blog, il est HI-LA-RANT. Et je sais pas si vous avez rencontré Rakanishu, mais moi oui, et il est trop canon ! Corps parfait, visage de Dieu Grec, et dès qu’on le voit on sait qu’il en a une grosse, c’est impressionnant !
Bon j’arrête là, car la drogue risque de faire effet encore longtemps.
PS : truc fun : deux persos jouant dans ce film sont dans Buffy (Riley et Jonathan). Il m’en faut peu je sais.






Matoo
11 juin 2008Je suis un grand fan de ce film qui est assez injustement méconnu… Cool que tu en parles !
rakanishu
11 juin 2008Oui c’est étonnant d’ailleurs, vu les stars, les récompenses et … bah le fait qu’il soit génial tout court ^^ Il est vrai que depuis sa sortie j’en ai rarement entendu parler.
curudin
12 juin 2008Wouah ! Trop cool que tu parles de ce film. Ça faisait longtemps que j’avais envie de le voir… mais mon cerveau de blonde l’avait oublié. Maintenant, je vais pouvoir le regarder de façon presque légale grâce à la magie d’internet
Le_wak
13 juin 2008J’ai l’impression que tu recycles tes avis (ouais jfais le méchant –), mais c’est sans doute parce que tu m’en avais longuement parle lors de nos soirées folles
rakanishu
13 juin 2008Wak wak wak. Les soirées drogue à New York ne t’arrangent pas, j’ai vu ce film pour la première fois la semaine dernière ^^’
mrWak
14 juin 2008T’es comme les comics chez Marvel, t’as un problème de continuité ^^
rakanishu
14 juin 2008Gné ?
Brendan
15 juin 2008Ah vouais, j’avions vu ça l’été dernier c’est pas mal ! J’avais un peu peur parce que dès le début je m’attendais à un côté cul cul la praloche, et même vu la façon dont vire le film au bout d’un moment, il reste un petit peu de ce cul cul (mais toi ça t’a pas dérangé, vu que t’es capable d’aimer Moulin Rouge !). Une chouette surprise n’empêche, avec de biens belles images, et une apparition de la mère de Malcolm comme maman des deux protagonistes ^^ (dommage qu’on la voit pas plus)
maz'
15 juin 2008je pensais pas dire ça un jour mais raka je t’aime.
je repensais à ce film l’autre fois et le titre ne me revenait plus du tout.
Pourtant j’ai vraiment bien en mémoire toute l’histoire et tout.
C’est MON film cuculculte à moi, et je suis ravie de voir que je suis pas toute seule ^^
rakanishu
15 juin 2008Dans mes bras mazoute ! <3
BRENDAN ! MOULIN ROUGE CA FINIT MAL
Brendan
16 juin 2008Oh non !! SPOILER ! Je voulais tellement le voir !! xD