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Tomb Raider Underworld : Lara six pieds sous terre

rakanishu | 13 novembre 2009

Icône du jeu vidéo adulée puis haïe lors de suites de plus en plus médiocres, morte sous un éboulement mais-en-fait-non, fana d’archéologie rattachée malgré elle au surnaturel et combattante de forces occultes dangereuses, on peut dire que Lara Croft en aura connu des vertes et des pas mûres. D’ailleurs la croire morte dans un éboulement à la fin du quatrième épisode m’avait laissé dans l’expectative, vu toutes les folles acrobaties qu’elle fait par épisode ; c’est impossible de mourir d’une façon aussi idiote ! Enfin pas Lara quoi !
Mais suite au désastreux sixième épisode de la franchise ( »Angel Of Darkness« ), pourtant plein de bonnes idées mais raté (remember le système d’amélioration des compétences au ras des paquerettes par exemple ?), Lara Croft semblait définitivement morte et enterrée. Beaucoup d’entre nous pleurions malgré tout sa disparition, des amoureux dans mon genre qui avaient apprécié pratiquement tous les épisodes de la franchise (à l’exception du troisième et du sixième, faut pas pousser non plus) malgré la maniabilité très « carrée » du jeu.

Et puis un beau jour on apprend que Crystal Dynamics  a décidé de ressusciter Lara, notre Lara, toute propre, toute belle, toute neuve, et débarrassée des oripeaux qui l’avaient mené au bûcher. Succès public et critique. C’est après un épisode anniversaire, intelligemment appelé « Tomb Raider Anniversary » que sort enfin le huitième opus de la belle, dénommé Tomb Raider Underworld. C’est les mains tremblantes que l’on double clic sur l’icône du jeu et qu’on se retrouve à ouvrir le poste de travail à la place. Lara. Encore une fois. Qui obéit à tous mes désirs. Toutes ces morts cons en plongeant tête la première sur le sol qui s’ouvrent à moi, et bien plus encore, OUI ! \o/ Mais contrôler Lara et la tuer quand on veut ne suffit pas forcément à faire un bon jeu … Voyons de quoi il en retourne.

Scénario

Avant de commencer ce Tomb Raider Underworld, il est préférable d’avoir joué à Anniversary et Legend car les histoires développées dans ces opus se rejoignent ici. Mais pas d’inquiétude, une vidéo style « dans les épisodes précédents » est visible dans les options du jeu.
Nos premiers pas avec Lara sont pour le moins perturbant : on la contrôle tandis qu’elle essaie de sortir du manoir Croft en proie aux flammes. Mais le calvaire n’est pas fini, car sitôt arrivée à l’extérieur l’accueille son ami Zip, un pistolet pointé droit sur elle. Flashback. Le jeu commence. Une intro excellente qui met tout de suite dans le bain, dommage que le reste ne soit pas du même acabit, le déroulement de l’histoire se laissant suivre sans passion ; même la suite de la scène du prologue se révèlera sans saveur quand on y arrivera.
Toujours à la recherche de sa mère perdue dans la mythique Avalon, Lara va devoir retrouver le marteau de Thor pour y arriver, la menant aux 4 coins du Globe. L’aspect mythologique dans cet opus est très poussé, et le joueur risquera de décrocher tant certains passages font très CD-Rom culturel interactif.
Le scénario semble néanmoins plus recherché que d’accoutumée et l’idée de Lara plus attachante que ses anciennes apparitions plus que louables.

Graphismes


Attention Lara derrière toi ! Un autre que moi veut te faire un grokalin !

Les graphismes sont next-gen et ça se voit. Tomb Raider Underworld est beau, incroyablement beau. Je me suis arrêté souvent rien que pour profiter des décors luxuriants et de la distance d’affichage de ouf. Quand vous serez en Thailande (2e gros niveau du jeu, il vient assez vite), vous comprendrez. On s’arrête donc souvent pour mieux observer les lieux tant leur immensité nous écrase et leur beauté nous charme (des fois, je me dis que je pourrais faire agent de voyage). Il n’y a pas à dire, d’un point de vue technique c’est du tout bon : textures impeccablement détaillées, bump-mapping et autres effets parfaitement maitrisés, animations de Lara criantes de vérité (elle trébuche, a du mal à se rattraper quand elle saute trop haut, pousse les feuilles sur son passage …), modélisation au poil, etc. Rien à dire, vraiment.

Le seul mauvais point vient de la gestion de la caméra. Alors que depuis la reprise de la série par Crystal Dynamics nous ne connaissions plus de caméra hasardeuse, cette maline revient se coller dans des murs ou des endroits improbables, la rendant totalement invisible aux yeux du joueur (et moi, ma Lara, je veux toujours la garder avec moi <3). Enervant. Quelques bugs (ma Lara s’est des fois retrouvée coincée dans le décor sans possibilité de la déplacer, j’ai du charger une partie pour pouvoir en reprendre le contrôle) finissent de ternir ce bilan technique presque parfait.


Gnnnnn s’trop beau <3

Gameplay

Dans le cœur du gameplay, la jouabilité ne change pas vraiment avec cet opus, mais c’est toujours un énorme plaisir de retrouver Lara et la faire bondir dans des endroits où l’homme n’avait jamais mis le pied auparavant. Car cette impression de découvrir des lieux inexplorés est encore plus forte dans cet opus grâce aux graphismes de grande qualité.
On retrouve donc un mélange d’exploration et d’action, même si celle-ci est moins présente, à l’instar des premiers épisodes sortis sur Playstation. Les nouveautés de cet opus viennent principalement d’une nouvelle interface, proposant une vue très dispensable de l’endroit où vous vous trouvez en fil de fer ou encore de choisir les quelques armes que vous allez porter dans le niveau. A noter aussi que le jeu peut vous prendre par la main si vous le désirez, car vous pourrez aussi bien décider de la force des ennemis que leur résistance, permettant à ceux qui n’aiment pas trop le combat de les expédier vite fait pour ne se concentrer que sur l’exploration. Et pour les pressés, le « journal de Lara » pourra vous guider de deux manières : soit en donnant un indice sur l’énigme actuelle, soit en la résolvant directement pour vous. Une approche casual mais qui ne force pas le joueur pour autant, c’est louable.
Sinon, vous retrouverez quelques nouveaux mouvements et possibilités de combat (corps à corps) ; rien de bien neuf, mais on ne change pas une formule qui gagne.


Lara nous fait sa version perso du film 2012

Next-gen oblige, les développeurs se sont fait très plaisir en faisant un jeu « bigger and louder ». Les maps sont tout simplement énormes, et la moto de Lara vous sera utile pour certains niveaux tant ceux-ci sont vastes. Le problème c’est que c’est un peu soulant à la longue, après chaque couloir on sait que l’on va devoir traverser une pièce qui fera 3 kilomètres de long et 2 de hauteur tout en devant emprunter toutes les salles alentour. On a donc un léger sentiment de répétitivité à la fin du jeu, mais ça n’empêche pas de prendre son pied pendant qu’on joue.

Durée de vie

En moyenne, il vous faudra etre 10 et 15 heures jusqu’à assister au générique de fin. La durée de vie dépend bien sûr de vos capacités à résoudre les énigmes (plutôt faciles) et de retrouver votre chemin dans ces lieux énormes. En fait la principale difficulté du jeu vient dorénavant du fait que la next-gen est passée par là. En effet, avant il était assez facile de savoir où sauter et s’accrocher, les endroits en question se détachant souvent du reste du décor. Ce n’est plus le cas maintenant, et on se retrouve des fois à regarder partout sans trop savoir où aller voire à se sentir perdu, ce qui est un bon point (si, si !). Et a sauter dans le vide comme un con en espérant se raccrocher à un bout de pierre au dernier moment, mais en fait non. Sinon, il est vrai que le jeu n’est pas difficile en soi.

Bande son

La musique est toujours d’excellente qualité : envoutante (oserais-je planante ?) et discrète lors des phases d’exploration, elle sait appuyer l’action quand il se doit, dans des volées orchestrales du plus bel effet. Face à cela, les sons sont forcément en deçà, mais restent néanmoins corrects. Il ne faut pas oublier le doublage français dans la lignée des précédents épisodes, à savoir d’excellente qualité ; Lara a toujours sa voix caractéristique, pour notre plus grand bonheur.

Fun

Ah bah niveau ludisme, Lara c’est du bonheur en barre. Quel plaisir de sauter de plateformes en plateformes, de découvrir de nouveaux lieux, de se défouler en décimant quelques espèces ou quelques êtres humains … Même si le gameplay se fait un poil répétitif sur la fin (notamment quand vous devrez grimper une grosse tour qui fait des kilomètres de hauteur puis en redescendre), le jeu est incroyablement agréable à jouer et à prendre en main.

Conclusion

J’ai toujours été amoureux de Lara, ou presque (oui, je peux avouer qu’elle a des défauts). Mais avec cet épisode, c’est un Tomb Raider presque impeccable auquel on a droit là, seulement gâché par quelques soucis de caméra, bugs, et un gameplay pouvant s’avérer répétitif sur la fin. Sinon, Tomb Raider Underworld, c’est un émerveillement pour les yeux de tous les instants, c’est le stress causé par certains combats et séquences en QTE, le plaisir de parcourir une map de gauche à droite pour trouver le petit chemin par lequel s’engouffrer pour pouvoir avancer, … bref que du bonheur pour les fans, et une excellente entrée en matière pour les mécréants qui n’auront jamais joué au jeu avant. A faire voire à refaire en attendant un prochain :) (j’ai hâte !)

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Jouage
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image, jeux vidéo, Lara
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5 réponses

Psykokwak

Psykokwak

13 novembre 2009

C’est vrai que c’est pas un mauvais tomb raider que voilà mais je crois que la petite Lara devrait quand même prendre sa retraite car la relève dépasse désormais la célèbre héroine qui ne devrait pas tenter l’aventure de trop.
Pour ma part un Nathan Drake est bien plus sympa à suivre à tout point de vue. ;-)

Rakanishu

Rakanishu

13 novembre 2009

J’ai pas Nathan sur le PC, mais Dieu sait que je le need :(

Zezette

Zezette

15 novembre 2009

Bonsoir j’ai le jeu mais je ne l’ai pas commencer car la notice est en anglais est ce que quelqu’un peux m’aider. Merci

rakanishu

rakanishu

15 novembre 2009

Heu … pas la peine de lire la notice pour jouer au Tomb Raider, l’intro est assez claire pour les commandes et tout

Psykokwak

Psykokwak

17 novembre 2009

Et oui Nathan reste uniquement chez Sony, mais au moins ça vaut le coup de posséder cette console maintenant. ;-)

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