Les blancs dans les conversations
rakanishu | 15 novembre 2009Ce blog en est à une période « névroses« . A croire que j’ai des mois à thèmes (souvenez-vous de l’époque loose). Nide le mois « pété de thunes » \o/
Je voulais parler d’un truc qui me bouffe pas mal dans mes relations sociales en général, ce sont les blancs dans les conversations. Car je préfère avoir des amis noirs et parler hip-hop avec eux. Vous savez bien, quand on parle avec quelqu’un (ou plusieurs personnes) et puis une fois le tour du sujet fait, plus personne ne trouve à dire et un gros gros silence émerge doucement mais sûrement. Ouais, ce silence gênant là. Bah moi j’le crains à fond, et fait en général tout pour l’éviter.
Bon, faut pas croire que ce sont tous les blancs qui me mettent mal à l’aise. Généralement, avec mes bons amis, quand il y a un blanc, je ne le considère pas comme un silence gêné, juste qu’on a vraiment fait le tour et que des fois rien se dire, c’est cool aussi, yeah baby.
Par contre, quand j’estime pas encore connaître la personne, là c’est horrible. Je gesticule, m’époumonne, trouve tout sujet de discussion possible et imaginable et devient plus chiant qu’un épisode de Derrick : « Oh une crotte de chien dans la rue ! Rhalala y’en a partout non, TU EN PENSES QUOI ? » (air désespéré dans la voix). Tout ce qui tombe sous mes yeux est prétexte à un passionnant sujet de discussion.
C’est beaucoup à cause de ça que je refuse généralement de prendre un verre quand on me le propose : rester face à une personne dans un bar ? ET ON VA SE RACONTER QUOI ?
Mais attention, cette névrose encore « normale » jusqu’à maintenant va virer « bizarre », car couplée à un côté « Tout tourne autour de moi », elle en devient absurde.
Car ouais, dans ce genre de cas j’ai un aspect « le monde tourne autour de moi » débile dont je suis conscient mais dont je n’arrive pas à me débarasser. Au moins j’arrive à me dire « Han, trop n’imp ce que tu penses Raka ! »
Posons le cadre pour l’exemple : on est en soirée, une bande de potes de 4-5 qui discute, moi dans le dedans. Soudainement, fin du sujet, on vient tous de finir de rire, on se regarde dans le blanc des yeux, puis nos verres, en attendant que quelqu’un relance la conversation. Bah à chaque fois, ce quelqu’un, je me dis que c’est moi. Que si on personne ne parle, c’est de ma faute et que si j’étais pas là y’aurait pas ce problème. Ridicule hein ? ^^’
Voilà, c’était histoire de faire état de cette autre partie crétine de moi, parce que moi contrairement à d’autres j’ai pas envie de draguer via mon blog mais de faire fuir
D’façons, j’aime pas les blancs dans les conversations, j’ai toujours préféré les métissés
(répétition de jeu de mot pas drôle balancé en début de post, mais il me fallait une chute. Et ça, ça excuse tout)
Je suis quelqu’un bourré de névroses, ça je le sais. La plupart paraissent même super choutes ou touchantes aux yeux des gens qui les connaissent (enfin celles que je les laisse connaître ^^). Tout le monde est d’accord pour les trouver absurdes, mais quelle névrose ne l’est pas, aussi.




